{"id":19996,"date":"2025-12-01T14:11:09","date_gmt":"2025-12-01T13:11:09","guid":{"rendered":"https:\/\/kcoa-africa.org\/?p=19996"},"modified":"2025-12-09T10:00:15","modified_gmt":"2025-12-09T09:00:15","slug":"medom-bernadette-pioniere-du-bio-a-fotouni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/medom-bernadette-pioniere-du-bio-a-fotouni\/","title":{"rendered":"\u00c0 Fotouni, une pionni\u00e8re du bio ouvre la voie gr\u00e2ce \u00e0 la morelle noire"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00c0 Fotouni, une pionni\u00e8re du bio ouvre la voie gr\u00e2ce \u00e0 la morelle noire. Dans les collines verdoyantes de l\u2019Ouest Cameroun, Bernadette Medom Djiela, 53 ans, a troqu\u00e9 les engrais chimiques pour une agriculture respectueuse du sol et de la sant\u00e9. Devenue r\u00e9f\u00e9rence locale en techniques biologiques, elle forme aujourd\u2019hui les agriculteurs de Fotouni et redonne au village le go\u00fbt d\u2019une terre vivante<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Fotouni, dans les collines de l\u2019Ouest Cameroun, les jours commencent t\u00f4t. Le coq chante, les brumes s\u2019effacent, et dans les sillons humides de son champ, Mme Medom Djiela Bernadette observe ses jeunes pousses de morelle noire. Le geste est s\u00fbr, le regard bienveillant. Chaque feuille semble raconter l\u2019histoire d\u2019une femme qui a choisi de redonner vie \u00e0 la terre sans la blesser.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bernadette n\u2019a pas toujours cultiv\u00e9 ainsi. Pendant longtemps, elle a pratiqu\u00e9 une agriculture conventionnelle, attir\u00e9e, comme la majorit\u00e9, par le gain et donc la quantit\u00e9. L\u2019essentiel \u00e9tait alors la productivit\u00e9 et la rapidit\u00e9 que lui garantissaient les engrais chimiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, un jour, elle a pris conscience du danger qu\u2019il y a \u00e0 privil\u00e9gier la quantit\u00e9 plut\u00f4t que la qualit\u00e9. Bernadette a fait un constat accablant : les aliments qu\u2019elle produisait, consommait et commercialisait n\u2019\u00e9taient ni plus ni moins que du poison aval\u00e9 et offert \u00e0 ses semblables. Elle a compris, comme elle le mart\u00e8le, que : \u00ab Nous empoisonnons ce que nous mangeons. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette prise de conscience marque le d\u00e9but d\u2019une reconversion lente mais r\u00e9solue vers l\u2019agriculture biologique. Il a fallu apprendre, exp\u00e9rimenter, et surtout convaincre : sa famille, ses voisins, ses clients. \u00ab Consommer bio, c\u2019est avoir une sant\u00e9 saine \u00bb, affirme-t-elle avec une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui force l\u2019\u00e9coute.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Exp\u00e9rimenter, transmettre<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette transition a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9e par sa formation au Centre Polyvalent de Formation (CPF), o\u00f9 elle a d\u00e9couvert de nouvelles techniques culturales respectueuses de l\u2019humain et de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me. Elle a trim\u00e9 pour impl\u00e9menter ces m\u00e9thodes parfois exigeantes au d\u00e9but, mais qui deviennent accessibles une fois ma\u00eetris\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, la nature lui donne raison. Parmi ses cultures biologiques, la morelle noire occupe une place particuli\u00e8re. Elle en ma\u00eetrise la production au point d\u2019\u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement sollicit\u00e9e par son entourage, curieux de conna\u00eetre sa m\u00e9thode.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nourrie sans produits chimiques, la morelle de Bernadette regorge de nutriments et rappelle aux anciens le go\u00fbt d\u2019une agriculture d\u2019autrefois, respectueuse des cycles et du vivant. Pour Bernadette, la r\u00e9ussite ne se mesure plus en tonnes r\u00e9colt\u00e9es, mais en confiance retrouv\u00e9e, en qualit\u00e9. \u00ab Le plus important pour moi, c\u2019est de consommer un aliment qui puisse me soigner plut\u00f4t que me nuire \u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son champ est devenu un v\u00e9ritable lieu d\u2019apprentissage. Les femmes du village viennent y chercher conseils et techniques : fabrication de biofertilisants, m\u00e9thodes de lutte naturelle contre les ravageurs, production de semences locales. Bernadette est d\u00e9sormais une \u00ab multiplicatrice de savoirs \u00bb, un rep\u00e8re pour sa communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Une pionni\u00e8re qui transforme Fotouni<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bernadette r\u00eave d\u2019un futur o\u00f9 l\u2019agriculture biologique ne sera plus marginale, mais une norme. \u00ab Ne plus utiliser les produits chimiques, c\u2019est une urgence pour notre avenir \u00bb, r\u00e9p\u00e8te-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En la voyant parler \u00e0 ses plants de morelle, on comprend que pour elle, la terre n\u2019est pas un simple outil de production : c\u2019est une alli\u00e9e, une interlocutrice. Et si le bio progresse pas \u00e0 pas dans les villages camerounais, c\u2019est aussi gr\u00e2ce \u00e0 des femmes comme Bernadette : enracin\u00e9es, patientes, et convaincues que le changement durable commence dans un potager.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 Fotouni, Bernadette Medom Djiela a abandonn\u00e9 l\u2019agriculture conventionnelle pour des pratiques biologiques, transformant sa production de morelle noire et devenant une r\u00e9f\u00e9rence locale en techniques respectueuses de la sant\u00e9 et du sol. Gr\u00e2ce \u00e0 sa ma\u00eetrise du bio et \u00e0 son r\u00f4le de formatrice, elle inspire d\u00e9sormais toute sa communaut\u00e9 et contribue \u00e0 ancrer durablement l\u2019agriculture biologique dans son village.<\/p>\n","protected":false},"author":76,"featured_media":19997,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-19996","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-exemples-de-reussites"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19996","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/76"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19996"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19996\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20169,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19996\/revisions\/20169"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19997"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19996"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19996"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kcoa-africa.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19996"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}