Ces dernières années, le besoin de pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement s’est fait de plus en plus pressant. La conservation des grains de maïs à l’aide d’épis de maïs vides est une solution innovante qui a retenu l’attention. Cette méthode, mise au point par le Dr Momar Talla Gueye de l’Institut de technologie alimentaire, offre un moyen naturel et efficace de protéger les grains de maïs contre les parasites sans avoir recours aux pesticides de synthèse.
L'innovation
L’idée principale de cette méthode est d’utiliser les épis de maïs vides broyés comme pesticide biologique pour protéger les grains contre les insectes nuisibles. Une fois que les épis de maïs ont été débarrassés de leurs grains, les épis restants ne sont pas jetés, mais finement broyés et utilisés pour recouvrir les grains de maïs. Cette approche réduit considérablement les dommages causés par les insectes nuisibles et est particulièrement bénéfique pour les petits exploitants agricoles.
Comment ca marche?
Séchage naturel : Les épis de maïs sont d’abord séchés naturellement au soleil.
Broyage : Les épis séchés sont ensuite broyés, soit manuellement à l’aide d’un mortier, soit mécaniquement le plus finement possible.
Stockage : Les épis vides finement broyés sont mélangés aux grains de maïs et stockés ensemble dans des sacs ou d’autres conteneurs.
Ce mélange permet de protéger efficacement les grains contre les insectes nuisibles.
En suivant ces étapes simples, les agriculteurs peuvent s’assurer que leurs grains de maïs restent protégés des insectes nuisibles pendant toute la période de stockage.
Bénéfice de cette méthode
- Respect de l’environnement : en utilisant un sous-produit naturel de la récolte du maïs, cette méthode évite l’utilisation de pesticides synthétiques, ce qui réduit l’impact sur l’environnement.
- Avantages pour la santé : Sans l’utilisation de pesticides chimiques, il n’y a pas de risque de résidus toxiques sur le maïs, ce qui préserve la santé humaine et animale.
- Rentabilité : Cette technologie est pratiquement gratuite pour les agriculteurs qui ont déjà accès à des épis de maïs, ce qui en fait une option économiquement viable.
- Lutte efficace contre les parasites : Des études ont montré que lorsqu’elles sont utilisées à une concentration supérieure à 4 %, les rafles broyées peuvent maintenir les dommages et les pertes dus aux ravageurs à moins de 1 % et 0,3 %, respectivement.
Succès de cette méthode au Sénégal
Cette méthode a déjà été mise en œuvre avec succès au Sénégal, où elle s’est avérée être une alternative fiable aux pesticides synthétiques. La technique a été largement adoptée par les producteurs de maïs locaux, ce qui a permis d’améliorer la qualité des grains et de réduire les pertes après la récolte.
Cette approche innovante souligne non seulement l’importance des pratiques agricoles durables, mais aussi le potentiel des ressources naturelles pour renforcer la sécurité alimentaire et réduire l’impact sur l’environnement. En promouvant de telles techniques, nous pouvons évoluer vers un avenir agricole plus durable et plus résistant.
Pour de plus amples informations sur cette technique et sa mise en œuvre, veuillez consulter l’étude originale du Dr Momar Talla Gueye et de ses collègues de l’Institut de technologie alimentaire.
Vous pouvez télécharger le produit de connaissances en lien avec cette innovation en cliquant sur ce lien :

Élevage de mouches soldats noires : Une révolution discrète pour nourrir les élevages et valoriser les déchets
L’élevage de la mouche soldat noire (BSF) apparaît comme une solution innovante face à la hausse des coûts des aliments pour bétail et aux défis de gestion des déchets organiques. Les larves de cet insecte, riches en protéines, constituent une excellente source d’alimentation pour les volailles, les poissons et d’autres animaux d’élevage. En se nourrissant de déchets biodégradables, elles les transforment en biomasse nutritive, contribuant ainsi à la valorisation des résidus organiques et à la réduction de la pollution.
La réussite de cette activité repose sur des infrastructures adaptées et une bonne maîtrise du cycle biologique de l’insecte, depuis l’éclosion des œufs jusqu’à la production de nouvelles générations. Accessible aux petits producteurs grâce à l’utilisation de ressources locales, cette filière offre une alternative économique pour réduire les coûts d’alimentation animale tout en favorisant une économie circulaire.
Rentable, écologique et créatrice d’emplois verts, l’élevage de la mouche soldat noire s’impose comme une innovation prometteuse pour renforcer la sécurité alimentaire, promouvoir une agriculture durable et offrir de nouvelles opportunités économiques aux jeunes et aux producteurs ruraux en Afrique.

Yaoundé accueille la 2e Conférence du Bassin du Congo
Du 25 au 27 août 2026, Yaoundé accueille la 2e Conférence du Bassin du Congo sur l’agroécologie, réunissant décideurs publics, organisations paysannes, chercheurs, partenaires techniques et acteurs de la société civile. Placée sous le thème « Agroécologie inclusive, systèmes alimentaires durables, biodiversité et justice climatique dans le Bassin du Congo », cette rencontre vise à renforcer les engagements en faveur de la transition agroécologique et de la souveraineté alimentaire dans la sous-région.
Les participants examinent les défis liés à la dégradation des écosystèmes, à la sécurité alimentaire, à la conservation de la biodiversité et à la résilience des communautés rurales. Les échanges portent également sur le financement de l’agroécologie, l’entrepreneuriat vert, les droits des peuples autochtones et l’implication des jeunes. Cette conférence constitue ainsi un cadre de réflexion et de concertation destiné à identifier des actions concrètes pour promouvoir des systèmes alimentaires durables et renforcer la justice climatique dans le Bassin du Congo.

Foire de valorisation des produits bio : Dschang met à l’honneur l’excellence de l’agriculture biologique camerounaise
Le 19 août 2026, la Place des fêtes de Dschang a accueilli une foire de valorisation des produits biologiques certifiés ETSO MBONG, organisée par le GADD. Réunissant des producteurs des dix régions du Cameroun et l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de l’agriculture biologique et de l’agroécologie, l’événement a permis de promouvoir les produits locaux, de sensibiliser les consommateurs et de favoriser les échanges entre producteurs, transformateurs, distributeurs et organisations d’accompagnement. Une initiative qui contribue à renforcer la visibilité du bio et à soutenir la transition vers une agriculture plus saine, durable et résiliente.

Forum Social Mondial de Cotonou: le PCAC diffuse le Compost de 21 jours, le Bokashi, le Biofol et le Bioprotect aux acteurs paysans
Le 8 août 2026 à Cotonou, le PCAC a participé au Panel Semences Paysannes consacré à la sécurité alimentaire dans le bassin du Congo. Il y a valorisé les produits de connaissances développés avec le projet KCOA, notamment le compost de 21 jours, le Bokashi, le Biofol et le Bioprotect, comme solutions agroécologiques pour fertiliser les sols, protéger les cultures et réduire la dépendance aux engrais chimiques de synthèse. À travers leur diffusion, le PCAC renforce l’accès des producteurs à des pratiques simples, reproductibles et adaptées aux réalités locales, contribuant ainsi à la restauration des sols et à la souveraineté alimentaire.

Forum Social Mondial de Cotonou : À Cotonou, le PCAC partage son expérience en gestion des connaissances agroécologiques
Le 8 août 2026 à Cotonou, le PCAC a participé au Panel « Solidarité internationale » organisé par la Délégation algérienne, autour du thème des innovations agroécologiques et du partage d’expériences. Il y a présenté le mécanisme de gestion des connaissances développé avec le projet KCOA, basé sur l’identification, la capitalisation, la documentation et la diffusion des savoirs et innovations agroécologiques. Cette expérience met en évidence le rôle du PCAC dans la circulation des connaissances pour renforcer des agricultures plus autonomes, résilientes et solidaires.

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Le 6 août 2026, lors du Forum social mondial de Cotonou, le PCAC a participé à un panel consacré à la sauvegarde des vivres de souveraineté menacés de disparition. Il a plaidé pour l’identification, la documentation et la transmission intergénérationnelle des savoirs paysans liés à ces aliments. Pour le PCAC, préserver les vivres traditionnels, c’est aussi protéger la mémoire agricole et culturelle des territoires et préparer une agriculture durable pour les générations futures.
Author: PATRICK NERI KENGNE MOUAFO
Je suis un ingénieur agroalimentaire avec une formation complémentaire en agroécologie. J'ai acquis plusieurs années d'expérience dans la gestion des projets, la planification, le suivi évaluation et le renforcement des capacités des jeunes et adultes sur les questions liées à l'agriculture durable, la sécurité alimentaire, la biodiversité et le changement climatique. J'ai participé


