Dans les régions forestières du Cameroun, l’association du maïs au soja et l’utilisation d’un biofertilisant à base de Tithonia apparaissent comme une solution agroécologique prometteuse face à la dégradation des sols et à la pression croissante sur les terres agricoles. Cette approche permet non seulement d’améliorer la fertilité des sols, mais aussi d’augmenter les rendements agricoles et les revenus des producteurs.
Documentée dans une fiche technique du ProFinA et du KCOA, cette innovation montre qu’un hectare cultivé en système amélioré peut générer une hausse de 30 % du rendement du maïs et une progression notable de la rentabilité. En plus de ses bénéfices agronomiques et économiques, ce modèle contribue à la sécurité alimentaire et à la résilience des exploitations familiales.
Toutefois, son adoption à grande échelle reste freinée par plusieurs défis, notamment la disponibilité du Tithonia, le besoin d’un accompagnement technique renforcé et l’absence d’homologation institutionnelle du biofertilisant. Malgré ces contraintes, cette pratique offre une piste sérieuse pour accélérer la transition agroécologique dans les zones forestières du Cameroun.