Catégorie : exemples de réussites

ESSOME Pierre Canis; Multiplicateur dans le cadre du projet PCAC
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Portrait | Pierre Canis Serge ESSOME : l’entrepreneur qui cultive l’espoir par la permaculture

Technicien d’agriculture, entrepreneur en permaculture, activiste pour la justice climatique et multiplicateur accompagné par INADES-Formation Cameroun dans le cadre du Pôle de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale (PCAC), Pierre Canis Serge ESSOME a transformé une injustice foncière en une opportunité d’innover. Grâce aux formations reçues, il promeut la permaculture, l’agriculture naturelle hors-sol et l’économie circulaire, tout en formant les jeunes et les producteurs à des pratiques agricoles durables.

À travers son engagement, il démontre que l’agroécologie constitue une réponse concrète aux défis de l’accès à la terre, du changement climatique et de la sécurité alimentaire. Son parcours illustre la capacité de la jeunesse camerounaise à transformer les contraintes en solutions innovantes pour bâtir des communautés plus résilientes et un avenir agricole durable.

Les informations de ce portrait ont été collectées dans le cadre de l’activité « Mise en relation des porteurs d’initiatives avec les médias », mise en œuvre par INADES-Formation Cameroun dans le cadre du projet PCAC.

Le multiplicateur AWOUMEPE WILLIAMS pris dans sa parcelle de gombo: photo prise par MOMHA Marguerite
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AWOUMEPE Williams : le multiplicateur qui fait fleurir le gombo biologique au cœur des communautés rurales

Encadré par INADES-Formation Cameroun, AWOUMEPE Williams est un multiplicateur engagé dans la promotion du gombo biologique et des pratiques agroécologiques. Grâce aux formations reçues, il accompagne les producteurs de sa communauté à travers des démonstrations pratiques et le partage de techniques telles que l’utilisation du compost, des biofertilisants et des biopesticides. Son exploitation est devenue un véritable site d’apprentissage où les agriculteurs découvrent des solutions durables pour améliorer leurs rendements tout en préservant les sols et l’environnement.

À travers son engagement, AWOUMEPE Williams démontre que l’agriculture biologique constitue une réponse concrète aux défis de la sécurité alimentaire, du changement climatique et de la préservation des ressources naturelles. En diffusant les innovations agroécologiques, il contribue à renforcer l’autonomie des producteurs et à bâtir des communautés rurales plus résilientes.

Une vue des groupes de travail
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Le Groupe de travail Certification Biologique/COAM pilote la réflexion sur la mise en œuvre de la loi sur l’agriculture biologique

Réunis à Soa, les membres du Réseau de Promotion de l’Agroécologie au Cameroun (REPAC) ont participé à un atelier stratégique animé par le Groupe de travail Certification biologique du Cameroon Organic Agriculture Movement (COAM). Cette rencontre visait à analyser la loi sur l’agriculture biologique, promulguée en décembre 2025, et à formuler des propositions pour enrichir son décret d’application.

Grâce à son expertise en matière de normes et de certification biologique, le Groupe de travail Certification biologique/COAM a conduit les échanges autour des mécanismes de certification, des systèmes de contrôle, de la reconnaissance des initiatives locales et de l’articulation entre agriculture biologique et agroécologie. Les travaux ont permis d’élaborer des recommandations techniques ainsi qu’une position commune du REPAC, qui alimentera une briefing note destinée aux décideurs publics.

À travers cette initiative, le Groupe de travail Certification biologique/COAM réaffirme son rôle de référence technique dans l’accompagnement des politiques publiques et la promotion d’un cadre réglementaire crédible, inclusif et adapté aux réalités des producteurs. L’objectif est de faire du décret d’application un véritable levier pour le développement de l’agriculture biologique et l’accélération de la transition agroécologique au Cameroun.

photo de récolte des pommes de terres à l'ouest cameroun: photo prise par Patrick KOM
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Mieux gérer ses récoltes pour mieux vivre de son exploitation agricole

À travers sa fiche pédagogique « Gestion des récoltes », le Pôle de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale (PCAC) met à la disposition des producteurs un guide pratique pour améliorer la gestion post-récolte. Ce produit de connaissances vise à réduire les pertes après récolte, préserver la qualité des produits agricoles et accroître les revenus des exploitations familiales.

La fiche présente des recommandations simples sur les bonnes pratiques de récolte, de manipulation, de séchage, de stockage et de commercialisation. En renforçant les compétences des producteurs, elle contribue à limiter les pertes, à améliorer la sécurité alimentaire et à renforcer la résilience des exploitations face aux défis économiques et climatiques.

À travers cette initiative, le PCAC réaffirme son engagement en faveur d’une agriculture familiale performante, durable et rentable, en faisant de la gestion post-récolte un levier essentiel de la valorisation des productions agricoles et du développement rural inclusif.

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Les femmes rurales prennent les commandes de la transition agroécologique

Dans le département du Diamaré, à l’Extrême-Nord du Cameroun, une cinquantaine de femmes rurales de Guidiguis, Bogo et des localités environnantes renforcent leurs compétences en agroécologie afin d’adopter des pratiques agricoles plus durables et résilientes face aux changements climatiques. À travers un atelier mêlant apprentissage théorique, démonstrations pratiques et échanges d’expériences, elles ont appris à fabriquer des engrais organiques, des biofertilisants et des biopesticides à partir de ressources locales, réduisant ainsi leur dépendance aux intrants chimiques.

Cette initiative favorise également le partage de savoirs entre multiplicatrices et conseillers agroécologiques communautaires, créant un réseau de proximité pour diffuser les innovations au sein des villages. En améliorant leurs pratiques agricoles, ces femmes renforcent leur autonomie économique, contribuent à la sécurité alimentaire de leurs ménages et participent activement à la préservation des ressources naturelles. Le Diamaré s’affirme ainsi comme un territoire engagé dans la promotion d’une agriculture durable, où les femmes rurales sont les principales actrices de la transition agroécologique.

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Cameroun : L’agroécologie cherche sa feuille de route après des années d’initiatives dispersées

Réunis le 1er juin 2026 à Mbankomo, les acteurs de l’agroécologie camerounaise ont franchi une nouvelle étape dans l’élaboration de la Stratégie nationale de l’agroécologie. À l’initiative du SAILD, dans le cadre du projet Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique (CCAB) financé par la Coopération allemande, représentants des administrations, de la société civile, du PCAC et des partenaires techniques et financiers ont examiné, amendé et adopté le projet de feuille de route élaboré par un consultant.

Cette rencontre, qui faisait suite à un premier atelier organisé en février 2026, visait à doter le Cameroun d’un cadre stratégique pour coordonner et renforcer les initiatives agroécologiques déjà mises en œuvre sur le terrain. Les propositions issues des travaux seront transmises au MINADER pour validation officielle, avant le lancement du processus d’élaboration de la Stratégie nationale. Les participants ont souligné l’importance de disposer d’un cadre réglementaire inclusif, capable de soutenir la transition agroécologique, de mobiliser les financements et d’accompagner durablement les producteurs vers des systèmes agricoles plus résilients.

photo prise dans la localité d'Esse; crédit photo : Marguerite INADES-Formation Cameroun
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Maïs, soja et Tithonia : La formule agroécologique qui change la donne en zone forestière

Dans les régions forestières du Cameroun, l’association du maïs au soja et l’utilisation d’un biofertilisant à base de Tithonia apparaissent comme une solution agroécologique prometteuse face à la dégradation des sols et à la pression croissante sur les terres agricoles. Cette approche permet non seulement d’améliorer la fertilité des sols, mais aussi d’augmenter les rendements agricoles et les revenus des producteurs.

Documentée dans une fiche technique du ProFinA et du KCOA, cette innovation montre qu’un hectare cultivé en système amélioré peut générer une hausse de 30 % du rendement du maïs et une progression notable de la rentabilité. En plus de ses bénéfices agronomiques et économiques, ce modèle contribue à la sécurité alimentaire et à la résilience des exploitations familiales.

Toutefois, son adoption à grande échelle reste freinée par plusieurs défis, notamment la disponibilité du Tithonia, le besoin d’un accompagnement technique renforcé et l’absence d’homologation institutionnelle du biofertilisant. Malgré ces contraintes, cette pratique offre une piste sérieuse pour accélérer la transition agroécologique dans les zones forestières du Cameroun.